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Pour une France fédérale....
L'homme semble condamné à osciller entre les
libérations provisoires et les oppressions durables. Consommateur global et
citoyen local, il ne peut demeurer otage d'un Etat-nation de plus en plus
affaibli par des forces centrifuges. Si dans le couple global/local, chaque
partie semble exclure le contenu de l'autre, il est un système politique qui
évite le déchirement et les réconcilie : le fédéralisme.
Le fédéralisme est toujours inédit. Les Etats fédéraux
présentent des particularités et tous développent une approche singulière du
fédéralisme. Il n’existe pas de forme idéale d’Etat fédéral.
Une France
fédérale ne peut se construire que par l’émergence d'unités autonomes qui
expriment la volonté de se fédérer. Si certaines régions, souvent
appelées régions historiques, s'appuient sur des géographies précises, les
autres territoires, qui ont aussi une histoire, doivent s'identifier.
Nul
aujourd’hui n’est en mesure de dessiner le contour de ces régions. Et nul n’est
qualifié pour le faire.
Le
fédéralisme n'est pas synonyme de régionalisation. Une région fédérée ne dépend
pas du pouvoir arbitraire de l'Etat central. Elle porte en germe tous les droits
et toutes les compétences, et celles qu'elle ne veut ni ne peut assumer, elle en
confie l'exécution à un niveau différent. Elle en conserve contractuellement le contrôle. Il n'y a pas de position hiérarchique entre les
unités constituantes, seulement une complémentarité que le fédéralisme nomme
subsidiarité ascendante. Cette délégation de pouvoir relève de l'ordre
qualitatif et non quantitatif.
Partant de la personne, de sa liberté à être et à décider,
de son pouvoir souverain, le fédéralisme s’en remet à sa décision.
Les régions autonomes naîtront de la volonté et du choix
des populations qui les habitent et leur donnent vie. La forme ou la variante
particulière du système fédéral devra être en adéquation avec les desiderata des
sociétés concernées.
Combiner
l’unité dans la diversité offre de nombreux avantages mais requiert aussi
beaucoup de tolérance et un sens du compromis. Le fédéralisme se construit à
partir d'un pacte, d'une alliance nécessaire. Profondément inscrit dans le
réel, il permet le maintien des spécificités et protège les libertés
identitaires dans le contexte d'un Etat moderne et ouvert, état bicéphale,
fédéral-fédéré, qui seul permet le dépassement de l'antagonisme apparent du
global et du local.
Que les
mouvements ou
partis fédéralistes existants ou à venir sachent que conformément au vieil adage qui dit que l’union fait la
force, nous nous efforcerons d’associer les énergies afin d’accélérer le
processus de fédéralisation de l’espace hexagonal.
Cette union n’est pas un parti, ce qui serait contraire aux
principes du fédéralisme.
Chaque mouvement
adhérent à l'union conserve son autonomie et sa totale indépendance. L'adhésion
est seulement soumise à l'approbation des statuts de l'union.
Les mouvements de fédéralisme
a-territorial, fonctionnel ou personnel, les mouvements novateurs sont aussi les bienvenus.
Si vous êtes
membre d’un parti existant, où si vous
souhaitez en créer un, n’hésitez pas à nous rejoindre. Nous pouvons vous
apporter une assistance technique.
Ensemble, nous
mènerons l'action pour que la France devienne fédérale, dans une Europe
fédérale

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